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L'histoire d'Ixelles et de ses quartiers

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L'Arbre bénit
           
 

"L'Arbre bénit" était jadis un tilleul visible de loin et situé au carrefour des rues Veydt et Defacz. La tradition veut que l'on y déposait les enfants malades en raison de son pouvoir curatif. Lors de la fête religieuse des Rogations, le clergé de Sainte-Gudule s'y arrêtait de retour de la chapelle d'Ixelles afin d'y prononcer une homélie. Depuis, l'arbre a donné son nom à une rue. Il fut détruit en 1870 à la suite du tracé de l'avenue Louise. Le poète Michel de Ghelderode (1898-1962) y naquit au n° 93 avant de rejoindre le 117 de la rue du Trône où l'auteur de "Barrabas" vécut de 1937 à 1940.

En 1915, auprès des peintres Fernand Khnopff et Jean-Jacques Gaillard, il fréquentait l'église de la Nouvelle-Jérusalem, une maison particulière décorée par ce dernier et transformée en maison de prière selon les préceptes du mystique suédois, Swedenborg. Situé rue de l'Arbre bénit (n°123), l'ancien hôtel Saintenoy fut dessiné en 1896 par un architecte dont on ignore le nom mais qui fut la résidence de l'architecte Paul Saintenoy, l'un des principaux représentants de l'Art Nouveau à Bruxelles. La demeure se caractérise par une façade en pierre de France de 27 mètres de largeur, d'une porte cochère dominée par un oculus, de vitraux en verre américain signés Evaldre et Privat Livemont, de plafonds néo-gothique, d'un intérieur créé à l'image de son propriétaire, collectionneur et amateur d'archéologie.

Source : "Les Clés de Bruxelles", guide touristique et culturel, ADISC Sport et Culture