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L'histoire d'Ixelles et de ses quartiers

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L'histoire d'Ixelles et de ses quartiers
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Les cantatrices, la maison communale et le quartier
           
 

Parmi les personnages qui ont compté à Ixelles, figure la cantatrice Maria-Felicité Garcia, plus connue sous le nom de La Malibran. Après avoir épousé le commerçant auquel elle emprunta le nom, elle épousa en 1836 à Paris le violoniste belge Charles de Bériot (1802-1870) à l'âge de 28 ans. Décédée en Belgique des suites d'une chute de cheval à Manchester, elle demeure au cimetière de Laeken. L'actuelle maison communale occupe le pavillon que ce dernier avait fait construire en 1833 pour sa belle, en lieu et place du manoir «Le Tulipant», propriété du secrétaire de Charles de Lorraine, Nicolas de Koraskeny qui l'habita en 1768.

Elle était longée par la chaussée de Namur (l'actuelle chaussée d'Ixelles) qui reliait Bruxelles à la Wallonie par les chaussées de Vleurgat et de Waterloo, la chaussée de Charleroi n'étant pas encore construite. L'aspect pittoresque de cette histoire réside dans le fait qu'après avoir vendu sa maison de campagne à la commune en 1849, le violoniste en choisit une autre à Saint-Josse-Ten-Noode qui aujourd'hui n'est autre que la maison communale.

Construite entre 1833 et 1835 par Charles Vander Straeten, fils du Bourgmestre du même nom, auteur du Palais des Académies, la maison de campagne ixelloise, de style néo-classique, possédait un jardin qui occupait l'emplacement de l'actuelle place Fernand Cocq (ancienne place Léopold puis Communale). Elle doit son nom à un ancien Bourgmestre et Ministre franc-maçon. Il contenait une statue du roi Léopold Ier, œuvre du sculpteur Aimable Dutrieux. Depuis l'administration communale occupe les lieux après avoir résidé rue du Trou aux Chiens (rue de la Brasserie) puis au cabaret «Le Chasseur Vert» (79 chaussée d'Ixelles). Trace de ce prestigieux passé, le buste de la grande dame, sculpté par son mari, siège dans la salle de conseil de l'Hôtel communal. Depuis 1974, un jardin mi-clos a remplacé le parking contesté qui existait jusque là.

Un "chemin des tulipes" reliait le parc du Tulipant à la chaussée d'Etterbeek, l'actuelle chaussée de Wavre. Débordant de boue, il fut transformé en rue à la demande de la veuve Cans, propriétaire en 1844. Au n° 28 se trouvait la brasserie Preys, lieu de départ de la diligence des frères Balzat qui reliait Ixelles à Perwez.

Plus révolutionnaire, la cantatrice Alexandra David-Neel (1868-1969), née à Paris de père français et de mère bruxelloise, sera la première exploratrice à pénétrer en 1924 dans la capitale du Tibet. Elle vécut au 17 de la rue de Dublin (1891-1894) puis au 105 de la rue Faider (1895-1897). Morte centenaire, elle a beaucoup œuvré pour le féminisme et la promotion du bouddhisme à travers le monde.

La rue Mercelis, du nom d'une ancienne grande propriétaire, contenait dès le début du siècle la salle du même nom, à vocation culturelle, d'une capacité de 600 places. Elle offre les caractéristiques d'un théâtre à l'italienne avec les spécificités de la salle des fêtes c'est-à-dire un plateau plus élevé que dans une salle traditionnelle et un équipement de loges communes. Créée dans la deuxième moitié du XIXe siècle au premier étage d'un café, elle surplombe la bibliothèque communale installée à la place de l'ancien café et de ses billards. Réaménagée en 1955, elle abrite aujourd'hui, à côté du Centre Culturel Georges Mundeleer, les services de la Culture et de l'Instruction publique.

Source : "Les Clés de Bruxelles", guide touristique et culturel, ADISC Sport et Culture